Qui es-tu ?

Stefan était de ces enfants qui ne peuvent vivre sans courir et se dépenser. De ses premiers pas à huit mois à son initiation au football au stade Méons de Saint-Etienne, « Stef » a toujours montré des capacités motrices importantes. Il aimait s’entraîner et lorsque ses séances s’annulaient ou se décalaient, sa colère et ses larmes montaient. En plus du football, le basket était également l’un de ses sports de prédilection et il adorait porter les maillots NBA du Heat de Miami et des Golden State Warriors.

Né le 10 septembre 2014, Stefan Poirot Lazarevic a vu le jour en Seine-Saint-Denis, à Montfermeil, une terre de sportifs. Enfant au caractère fort, bienveillant avec ses camarades, autonome, affectueux et à l’appétit d’ogre, Stef vouait une adoration sans failles pour le poste de gardien de but… sans doute parce qu’il avait peut-être faut-il y voir un lien avec son volonté de toujours être le premier, de relever des défis, de les gagner et d’entraîner d’autres enfants dans son sillage

Bien aidé par l’activité professionnelle de son papa, recruteur pour des clubs de football anglais, Stefan fera d’innombrables voyages autour des terrains de sport de France… Et quelques passages à l’étranger, notamment à Manchester, où il finira dans les bras du président du club de City. 

« Un sens aigu de la justice et du partage »

Ces déplacements lui ont permis d’apprendre ses premiers mots en anglais qu’il répétait et partageait volontiers à l’école. A quatre ans et demi, il était déjà bilingue, avec en plus du français, une maîtrise remarquable du serbe, la langue de sa mère. Ouvert et curieux, il était de l’aveu de sa directrice d’école « un enfant ayant un sens aigu de la justice et du partage », qui n’hésitait jamais a prendre la parole, même en présence d’adultes.

En plus du football et du basket, Stefan a souvent montré beaucoup d’intérêt pour d’autres disciplines. Il voulait s’essayer au tennis, que sa cousine pratique à très bon niveau. Posait des questions sur le matériel lorsque son papa rentrait de ses sorties à vélo. Ses films préférés ? Cars et Jour de tonnerre, qui ont fait de lui, tout comme son grand père, un fou de voiture. La visite du circuit de Daytona, en Floride, était d’ailleurs prévue de longue date. 

Un dimanche après-midi ensoleillé d’avril 2019, il disparut dans un accident de la route, accompagnant sa maman jusqu’à l’ultime frontière de la vie. Ironie du sort, il effectua son dernier voyage à bord d’un hélicoptère… son jouet favori. Dans un ultime sacrifice, Stefan a permis à trois enfants de poursuivre leur vie en faisant don de ses organes. Un dernier geste héroïque et bienveillant, qui nous incite nous aussi à faire de la prévention. Et sauver des vies.

En créant l’association « Stef », nous souhaitons poursuivre cette action de manière authentique, bienveillante, déterminée mais aussi inspirante. Et tentons de sensibiliser les actuels et futurs automobilistes au danger de l’envoi ou de la lecture de messages au volant. Un geste qui a coûté la vie à cet enfant.

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